
Découverte de l'entourage du Président Sarkozy...notamment sur la question sécuritaire...
Lisez, ça fait vraiment peur....
Derrière l'offensive sécuritaire de Sarkozy, deux "conseillers-clés"Rue 89
Désormais, les rubriques politiques des médias sont dominées par la sécurité.
Tant pis si l'ONU s'en indigne, ou si un sondage basé sur des questions moins biaisées vient contredire celui du Figaro.
En lançant cette offensive médiatique, Nicolas Sarkozy n'a fait que recycler des thématiques que son conseiller en opinion, le très droitier Patrick Buisson, lui susurre depuis 5 ans.
Le recyclage a été assuré par deux de ses proches collaborateurs à l'Elysée, son conseiller immigration, Maxime Tandonnet et son chef de cabinet Cédric Goubet.
Tous deux sont des tenants du rapprochement entre délinquance et immigration. Ils résument presque une décennie de politique sarkozyste vis-à-vis des immigrés ou Français d'origine étrangère, dont le discours de Grenoble n'est que la dernière illustration.Maxime Tandonnet, l'immigration choisie.
Des deux rédacteurs du discours de Grenoble, cet homme est le seul spécialiste des questions d'immigration.
Enarque de 52 ans, Maxime Tandonnet est depuis le début le conseiller de l'Elysée en charge de ce dossier.Proche de Claude Guéant, Tandonnet a été quelques temps diplomate avant de rejoindre la préfectorale et d'atterrir au ministère de l'Intérieur dès 1996. Parfois présenté comme chercheur, il est donc en fait haut fonctionnaire, même s'il a écrit cinq ouvrages sur son sujet de prédilection.
Début 2009, une enquête du Monde racontait comment Nicolas Sarkozy avait "viré de bord" entre 2002 et 2008 sur les questions d'immigration : d'abord partisan des mécanismes de régularisation automatique entérinés par les majorités de gauche ou de droite depuis plusieurs décennies, il change en 2005, en déclarant vouloir passer d'une "immigration subie à une immigration choisie".
C'est Maxime Tandonnet qui est derrière cette idée, reprise d'une tradition anglo-saxonne et développée dans un rapport qu'il a écrit en 2004, puis dans la loi adoptée en 2006. Une fois à l'Elysée, le conseiller immigration racontait -dans La Croix, en août 2007- sa crainte que "l'école ne devienne une filière d'immigration clandestine incontrôlable" (!!!!).
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Inconnu du grand public, Maxime Tandonnet est pourtant à l'origine d'une des décisions les plus fracassantes de la présidence Sarkozy : la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.A quelques semaines de l'élection de 2007, il publiait dans le Figaro une tribune titrée "L'immigration et l'identité nationale, deux questions inséparables".
Extraits : "La notion d'identité nationale s'oppose justement au repli identitaire et au communautarisme. (...) Faut-il s'interdire en France de soulever la question "Qui sommes-nous?" ? La création d'un "ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale" est la réponse à ce grand défi de l'avenir, dans la continuité de l'action menée depuis 2003. (...). Le poncif habituel des milieux bien pensants ("Cela rappelle Vichy") n'a aucun sens : le combat pour l'identité nationale se rattache bien entendu à l'action de la Résistance, pas à la collaboration...Mais si les mots effarouchent, on peut réfléchir à des synonymes, par exemple "ministère de l'Immigration et de l'Unité nationale".
Cette dernière proposition de Tandonnet n'a pas été retenue par Nicolas Sarkozy. Peut-être pour mieux séduire l'électorat du FN.
Patrick Buisson, la drague des lepénistes
S'il n'est pas directement impliqué dans la rédaction du discours de Grenoble, ses idées y ont présidé.
Conseiller officieux de Nicolas Sarkozy pour les questions d'opinion et de sondages, Patrick Buisson n'est plus du tout "occulte" depuis qu'un rapport de la Cour des comptes a révélé l'an dernier l'importance des sommes allouées par l'Elysée à sa société "Publifact" : 1,5 million d'euros pour 2008.Un scandale a suivi, ainsi qu'une salve de portraits de Patrick Buisson dans la presse. Jusque-là inconnu du public, ce Parisien de 61 ans a été nommé en juillet président d'Histoire, une chaîne de télé du groupe TF1 dont il était directeur général.
Historien de formation, Buisson a grandi dans un foyer pétri d'anticommunisme et de maurassisme. Il s'est très vite tourné vers un journaliste militant, enchaînant les postes dans des journaux d'extrême droite ou de droite conservatrice : Le Crapouillot, Minute et Valeurs Actuelles.Il a d'ailleurs dirigé les rédactions des deux derniers.
Patrick Buisson est ensuite entré à LCI. Durant la campagne de 2007, il participait à l'émission de "Michel Field Politiquement show", en occultant le fait qu'il conseillait le candidat Sarkozy. C'est pourtant le cas depuis 2005, quand le patron de l'UMP a été bluffé par sa prédiction de la victoire du "non" par 55% au référendum sur la Constitution européenne.
Dans un très intéressant portrait de Buisson paru en 2009 dans Télérama, l'ex-trostkyste Michel Field, qui collabore à la chaîne Histoire, reconnaît sur cette antenne "une sur-représentativité d'historiens conservateurs, monarchistes et anticommunistes".Toujours dans Télérama, deux autres anciens trotskystes, J.L. Mélenchon et J.C. Cambadélis, font part de leur "estime" pour Patrick Buisson, qui les conseille. Théoricien d'une réunion de "toutes les droites", Buisson confiait à nos confrères : "Il n'y a pas d'électorat FN. Il y a un électorat populaire qui vote parfois Front National, mais aussi communiste et socialiste. Ces électeurs-là pensent à peu près la même chose".(????)
Le plus bel éloge venait de J.M. Le Pen :"C'est le meilleur observateur politique. (...) Le plus intelligent, le plus sérieux. (...) C'est vrai, il a donné à Sarkozy les mots, les codes, le langage qu'il faut employer vis-à-vis des électeurs du Front National. (...) Au fond de son coeur, (Buisson) partage probablement plus mes idées que celles de Sarkozy."
Ce dernier n'en a cure : il est tellement convaincu de la prescience de Buisson qu'il applique ses recettes même en son absence. Selon Le Monde, Patrick Buisson était "en vacances" au moment du discours de Grenoble.
Mais Le Figaro a reconnu ses "conseils" derrière le repositionnement sécuritaire du Président.
En tout cas, Opération Réussie !: deux semaines après les derniers développements de l'affaire Bettencourt-Woerth, on n'en parle plus....
Commentaires Fraububux : Patrick Buisson... c'est bien le portrait décrit ci-dessus : La Preuve...:
Analyse de Patrick Buisson- Ségolène - Regardez-bien il lit ses fiches...préparées par QUI ??? d'après vous....
Commentaires de Fraububux :
Tout mon soutien et toute mon admiration à Ségolène Royal qui, contrairement à ce qui est dit dans cette vidéo, avait un programme présidentiel très étoffé, visionnaire, fort de propositions, de solutions, humain, n'évinçant aucune question, aucun taboo...et auquel j'ai adhéré pleinement en 2006 et 2007... J'ai bien envie un jour prochain, pour mémoire, de le mettre en ligne, thème par thème et proposition par proposition...Et là, je crains que certains regrettent amèrement leurs comportements de l'époque, démobilisateurs et à l'encontre de l'intérêt général, qui ont amené sur un plateau l'avènement de :

A bon entendeur Chat'lut....Fraububux
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