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samedi 15 janvier 2011


Tunisie. Ségolène Royal veut servir de "caution" à la prochaine élection

15 janvier 2011 à 16h32 -

Ségolène Royal veut aider la Tunisie. Et pour cela, la candidate socialiste, propose de servir "de caution, de garantie", au bon déroulement des prochaines élections présidentielles visant à désigner le successeur officiel de Ben Ali. Et propose également de "mettre à disposition le Parti socialiste".

Parmi ses différentes casquettes, Ségolène Royal a choisi celle de vice-présidente de l'Internationale socialiste pour s'exprimer ce samedi sur les événements qui bousculent actuellement la Tunisie. La patronne de la région Poitou-Charentes se félicite évidemment du départ de Ben Ali et du fait qu'il ne soit pas venu se réfugier en France, chose qu'elle aurait jugée "inacceptable".


"Offre de mise à disposition du PS"
Ségolène Royal s'inquiète désormais de la construction démocratique à venir et n'hésite pas à proposer ses services. "Il ne faut pas voler au peuple tunisien cette victoire, et en tous cas, si je puis être utile, le moment venu, bien sûr que je serai au côté du peuple tunisien y compris pour une présence lors de l'organisation de ces élections s'il y a besoin de caution, de garantie", a-t-elle déclaré. Le peuple tunisien peut considérer cette déclaration comme "une offre de mise à disposition du Parti socialiste, des militants socialistes, des militants de gauche qui sont là, qui sont imprégnés des mêmes valeurs démocratiques".

La liberté, la prise de conscience des âmes de pays victimes d'un dictateur, eux arrivent à s'en débarrasser,dans la logique du temps qu'il leur a fallu pour comprendre les choses, nous, ici après 1789, merci Ségolène, sommes dans un pays développé mais le roi est toujours là, seulement, il a juste glissé vers une nouvelle forme moins visible, comme dit Stéphane Hessel : le capitalisme, les banques, l'argent et comme disait Danielle Mitterrand aux Universités Populaires organisées par Ségolène Royal "l'argent ne doit pas être une fin, il doit être un moyen", un moyen pour aider, un moyen de coopération intelligente.

Merci ségo, vraie représentante du peuple et du courage au mépris des luttes intestines complètement stériles et inutiles de notre parti ou des autres partis!!

Fraububux

mardi 11 janvier 2011


Message d'un Président à un autre !
(Charente Libre - 11 janvier 2011)

BD: quand un président cogne sur un autre

Heureusement que Nicolas Sarkozy n'a pas prévu de venir à Angoulême à la fin du mois pour voir tous les albums de BD qui disent du mal de lui. Il aurait été très mal accueilli par un autre président, celui du 38e festival.

Extrait de ce que Baru a dit de Sarkozy, dimanche sur France Inter, dans l'émission de Rebecca Manzoni, Eclectik: «Je serai le plus heureux des hommes en 2012 si on réussit à ne plus avoir le président qu'on a en ce moment. Je suis prêt à prendre n'importe qui d'autre, même un bourricot». Selon l'auteur de BD dont l'oeuvre est clairement inscrite à gauche, Sarkozy «incarne le pire de l'inféodation d'un pays à un mode économique devenu quasiment hystérique». Baru en a marre de «ses frasques, ses vulgarités, son apologie permanente du pognon».

Fraububux

Scandaleux : quand les élu(e)s de gauche de terrain sont méchamment et irrespectueusement attaqué(e)s par la DROITE !!!!



Delphine Batho : attaquée avec une virulence hystérique !
La Nouvelle République 79 (11 janvier 2011)



Olivier Ubéda, conseiller municipal de Melle (Majorité présidentielle), a réagi à l'intervention de la députée (Deux-Sèvres)Delphine Batho lors des voeux du maire de Melle, vendredi soir.

« A Melle, aux voeux, on était déjà en 2012 », estime-t-il, avant de développer : « La députée Batho a tenu un discours politicien à côté de la plaque. Elle s'imaginait probablement dans un meeting socialiste ou en campagne pour 2012, ou même déjà ministre de Ségolène Royal... Quelle vision caricaturale du territoire et du pays, volontairement pessimiste et anxiogène , ont les élus socialistes dans le Mellois ! [...] On a eu l'impression de vivre dans un pays en guerre, ravagé par la pauvreté, la misère et la faim... Et tout ça la faute à qui ? A l'Etat et au gouvernement bien sûr [...]. Eux, les forcément gentils, proches des gens, qui font ce qu'ils peuvent contre le méchant Etat et son gouvernement, qui veut tout casser, forcément. Comme les histoires sont simples et belles en pays socialiste... »

'' Le gouvernement fait ce qu'il faut ''

L'opposant mellois s'interroge : « Mais pourquoi donc la gauche, qui cherche toujours à politiser tout ce qu'elle touche, est encore dans le déni de la réalité du monde d'aujourd'hui ? Oui, la situation économique est difficile mais la France s'en sort mieux que ses voisins européens, qui peut le nier ? »
Olivier Ubéda estime en effet que « le gouvernement fait ce qu'il faut et tient la barre pendant cette crise sans précédent : les difficultés sociales y sont amorties mieux que partout ailleurs, grâce à la mobilisation de tous les mécanismes et structures existantes, sans exclusive. Chacun est dans son rôle. » Et le conseiller d'opposition mellois de conclure :« Pourquoi chercher la polémique politique sur le dos de ceux qui sont touchés directement par cette crise ? C'est justement parce qu'on n'a plus les ressources d'avant qu'il faut apprendre à vivre avec moins de dépenses publiques et arrêter d'attendre tout de la collectivité, qui doit se concentrer sur l'intérêt général et structurant. Les Français le savent bien au fond et la gauche, qui attend toujours tout de l'Etat qui materne, n'a apparemment toujours pas compris que le monde était en train de changer... »

Qui est déjà en 2012 ? Par de tels propos, d'un illustre inconnu qui n'a jamais communiqué et qui sort du bois hystérique, prouve que c'est bien la droite qui est déjà en campagne et qui ne pense qu'à 2012, eux !!! faisant partir de partout sur les territoires des communiqués de presse virulents, sans respect et infondés. Et tout cela, au détriment d'un travail axé sur des propositions concrètes pour les territoires sur lesquels ses représentants ont été élus....la machine électorale est prématurément lancée à l'UMP à l'inverse de la gauche qui choisira, avec les citoyens, en son temps, son candidat pour les primaires, et qui en attendant se bat sur le terrain avec le mandat qui lui a été remis par les urnes et par les citoyens. Delphine Batho n'a fait que son boulot de parlementaire de gauche en parlant de la situation de la France et de ses âmes, et de sa vision de députée socialiste.

Michel Gourinchas (Maire de Cognac et conseiller régional) : même punition....

Charente-Libre (11 janvier 2011)



L'UMP de Cognac aurait préféré un discours guignolesque

Les militants UMP ne pouvaient pas entendre la même chose que les autres, hier soir à l'Espace 3000 lors de la présentation des voeux de Michel Gourinchas (Maire) aux Cognaçais. Sur leur blog (www.umpcognac.fr), Jean-Hubert Lelièvre et Morgan Berger, deux pousses de la droite cognaçaise, leur ont servi une retranscription très personnelle qui devait leur convenir davantage.

Saisie sur l'imitation d'un papier officiel de la Ville, la «parodie des voeux» - publiée en «avant-première» dès dimanche soir - prête à Michel Gourinchas des propos de gros bêta.

«Je voudrais [...] m'associer à mes camarades qui ont commémoré samedi dernier le souvenir du décoré de la Francisque, du démocrate égaré en cure thermale, le temps d'un été en 40: notre Président pour la vie François Mitterrand.»

Les deux compères de poursuivre: «Vous vous en souvenez, j'ai été élu sur la proximité. Je n'ai pas loupé un défilé, un cortège syndical, une occasion de bloquer la ville et de permettre ainsi aux commerçants de nous rejoindre, puisque nous les privions de clients.

La proximité, c'est aussi et surtout la communication [...]. Pas un jour sans une photo dans la presse, dans une sucette de la ville, dans le bulletin municipal. Je le confesse: "0n a tous quelque chose en nous de Sarkozy".» Encore plus naïf: «Depuis 2008, Cognac a changé, Cognac respire. Les oiseaux chantent, la pauvreté a été éradiquée, le chômage n'existe plus, les classes ont été abolies, et j'en arrive à la conclusion que le soleil brille.»

Les militants de l'opposition achèvent leur parodie par un pseudo-délire municipal autour de «2011, année de l'égalité réelle». Ces deux-là en tout cas n'ont pas leur pareil pour amuser la galerie. Ils pourraient même décrocher la palme au festival Rire et Rock.

Moi, je leur décernerai la palme de la diffamation et du non-respect, comment peuvent-ils prétendre un jour représenter les citoyens avec autant de mépris, d'insolence et d'incorrection, dans des éventuels futurs mandats ? Mais ne sont-ils pas à l'image de leur parti et de ses représentants, où de tels propos sont devenus banalisés dans leur bouche ? Bonjour, l'image que leur classe politique donne aux jeunes et au citoyens...
Quels repères pour eux, si eux-mêmes le font, le citoyen peut se dire qu'il peut le faire ! Ils sont sensés donner l'exemple, NON ? Quant aux ricaneries sur François Mitterrand, ça touche le fond et ne vaut même pas le coup d'y répondre, quelle bassesse !!!

Voici l'article consacré ci-dessous aux voeux du Maire de Cognac...Petite pensée amicale pour lui, qui a repris une ville à la droite, une ville au bord du gouffre (et financier et en termes de vie de ville), chapeau ! belle victoire et beau combat pour sa commune qu'il aime...




Gourinchas: «Même s'il fait ricaner, j'assume mon statut de VRP»

Michel Gourinchas présentait ses voeux hier soir aux Cognaçais. Le maire a redit sa détermination dans un discours très politique.


Michel Gourinchas, hier soir à la tribune de l\'Espace 3000.  Photo B. C.

Michel Gourinchas, hier soir à la tribune de l'Espace 3000. Photo B. C.

En arrière-plan, scène vide éclairée. Devant, simple tribune et tenue décontractée. C'est comme ça qu'il présente ses voeux, le «VRP de la ville» de Cognac, Michel Gourinchas. Sans chichis et dans un esprit de famille.

Hier soir à l'Espace 3000, ils étaient des centaines de Cognaçais à écouter leur maire. Un premier magistrat qui revendique haut et fort sa «responsabilité de promouvoir la ville» et qui lance à la cantonade: «Ce qualificatif de VRP, même s'il fait ricaner, je l'assume.»

Cognac, sa réputation internationale, ses dossiers en cours, ses «paris gagnés» se vendent d'autant mieux que des citoyens «oeuvrent pour le bien de la ville.»

L'engagement mis à l'honneur

Pour la première fois cette année, la traditionnelle cérémonie de janvier était aussi consacrée à leur rendre hommage. Sept Cognaçais (1) ont ainsi reçu la médaille d'honneur de la Ville.

S'il s'était bien gardé vendredi dernier de parler politique à ses employés, Michel Gourinchas s'est rattrapé hier soir. Fustigeant à demi-mot l'UMP qui le lui rend bien via la plume de ses militants du cru (lire l'encadré ci-dessous), l'édile s'insurge contre ceux qui «se hissent tout droit sur leurs talonnettes à des fins purement électorales, sans qu'ils n'aient rien prouvé depuis des années dans la lutte contre la délinquance». La sécurité demeure l'une des priorités des élus qui ont «modestement accru les effectifs de la police municipale» et réorganisé ce service l'année passée.

Dans un autre registre, «2010 aura été une année de régression sociale avec la loi des retraites. [...] Elle aura également été une année de mobilisation comme jamais Cognac n'en aura connu.» En parallèle, l'élu peut se réjouir de la mobilisation de celles et ceux qui «oeuvrent toute l'année pour faire en sorte que la vie soit moins dure pour les démunis».

Côté culture, la cité a «assis sa notoriété bien au-delà du département. 2011 devrait être une année de stabilisation de ces événements, avec de nouvelles dates, de nouveaux artistes, de nouveaux challenges».

Après un balayage des réalisations sportives et autres grands dossiers, le maire est revenu sur le controversé projet des chais Monnet. «C'est une chance pour notre ville», assure-t-il toujours. Les Cognaçais intéressés par le site pourront d'ailleurs le visiter «en ce début d'année». Notons enfin que la soirée d'hier a donné l'occasion d'une grande réunion des familles de gauche. «Ici à Cognac, tout le monde s'entend bien», confie en aparté la députée PS Marie-Line Reynaud. Sans doute faut-il y voir une allusion aux déboires que traverse actuellement le maire d'Angoulême avec son parti.

(1) Liliane Lardillon (CGT), Blanche Belli (association pour les gens du voyage), Irène Chevallier (épicerie sociale), Jean-Louis Plantevigne, (ex-directeur du centre social), Jérôme Durand (BNIC), Christian Coates (ex-patron de la chambre de commerce) et François Fraysse (centre hospitalier).

Fraububux