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mercredi 25 août 2010

AFP - 25/08/2010 à 18:45


L'impopularité de Sarkozy pèse sur ses premiers sondages pour 2012

L'impopularité persistante de Nicolas Sarkozy a une traduction forte dans les sondages sur la présidentielle de 2012 : une majorité de Français souhaite qu'il ne se représente pas et son futur adversaire socialiste semble en mesure de le battre, que ce soit Aubry ou DSK.

Les instituts appellent cependant à la prudence : longtemps avant le scrutin, alors que les Français n'ont pas la tête à ça et que l'offre politique fluctue - quel champion pour le PS ? - les enquêtes n'ont pas de valeur prédictive.

"Mais elles montrent un rapport de forces", résume Carine Marcé, directrice associée de TNS Sofres.

Et ce rapport n'est guère favorable au chef de l'Etat : selon un sondage Ipsos pour Le Point, 62% ne souhaitent pas qu'il brigue sa réélection. C'est quatre points de plus qu'en mars 2010.


C'est notamment parmi les sympathisants FN que Nicolas Sarkozy perd du terrain : 39% souhaitaient qu'il se représente il y a six mois contre 31% aujourd'hui.



Aubry se décidera fin 2010

La leader du PS se lancera ou non dans la course aux primaires pour 2012.

La gauche élue en 2012 : 55% des Français souhaitent que "la gauche gagne la présidentielle".

Un désir de gauche semble émerger de ces enquêtes. Essoré après 2007, abandonné par des figures comme Bernard Kouchner, le PS retrouve de bonnes joues.


Ainsi, selon Viavoice pour Libération, 55% des Français souhaitent que ce camp remporte la prochaine présidentielle (35%, non).

Un souhait qui n'exclut pas un profond scepticisme, relève François Miquet-Marty (Viavoice), 57% pensant que la gauche ne ferait pas mieux que la droite si elle était au pouvoir.




Mais il entre en résonance avec une défiance rémanente vis-à-vis de M. Sarkozy, dont la popularité est au plus bas, selon cet institut (34%).

Cette apparente fringale pour l'alternance a un visage : Dominique Strauss-Kahn.
Le 1er juin, pour la première fois, le directeur du FMI virait en tête, selon l'Ifop, d'un hypothétique premier tour présidentiel (29%, quatre points devant M. Sarkozy).

Ce n'est plus le cas dans un TNS Sofres pour Le Nouvel Observateur: quel que soit son adversaire socialiste, le président sortant serait devant au premier tour. Crédité de 28 ou 29% d'intentions de vote, il surclasserait de 13 points Ségolène Royal ou François Hollande, et de 6 l'actuelle numéro un du PS Martine Aubry.
En revanche, il ne devancerait DSK que d'un point (26 contre 25).

Surtout, au tour décisif, l'ex-ministre socialiste le laisserait sur place (59% contre 41%).
Mais Martine Aubry aussi l'emporterait avec 53% (score de M. Sarkozy contre Mme Royal, ndlr). Cette dernière serait encore battue mais de peu (51 contre 49).
Et en dépit d'une notoriété à construire, François Hollande ferait jeu égal avec le président en place (50-50).


Ce qui s'arbitre là est la capacité à rassembler dans l'entre-deux tours. C'est la force de DSK, qui apparaît comme le mieux à même d'entraîner les électeurs extrême gauche, centristes, écologistes et même FN, relève TNS Sofres.

C'est cette capacité qui manque actuellement à M. Sarkozy, au vu de ces sondages pourtant pas si défavorables pour lui, juge Carine Marcé.

D'autant, souligne-t-elle, que de l'offre de centre droit est abondante dans la configuration de premier tour proposée aux sondés (Villepin, Bayrou, Morin...)

Par ailleurs, pour Ipsos, si ceux qui ne veulent pas voir le président se représenter sont plus nombreux, ceux qui le désirent aussi: 35% (+2).

Fraububux





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