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Jacky Emon, Conseiller Régional, Vice-Président de la Commission "Transports et Infrastructures"
Élu municipal à Fontcouverte depuis 2008, Jacky Emon est aussi responsable de la commission du Schéma de cohérence territorial au Conseil de développement de Saintonge romane Jacky Emon préparait de savoureux pâtés au piment d'Espelette, un vendredi après-midi, chez lui, à Fontcouverte lorsque, vers 18 heures, le téléphone sonne. Au bout du fil, Ségolène Royal en personne.
« Je lui ai demandé un temps de réflexion. De moi-même, je n'avais pas pensé à pareil engagement et je n'avais sollicité personne », confie l'ancien cheminot et syndicaliste, à la retraite depuis dix ans.
Jacky Emon consulte quelques amis et, samedi matin, donne une réponse positive à Ségolène Royal. De par son passé professionnel mais aussi par le travail de réflexion mené pendant douze ans - de 1996 à 2008 - au sein du Conseil économique et social régional (CESR), il pense pouvoir être utile à la collectivité.
Jacky Emon a fait connaissance de Ségolène Royal lors de séances de travail entre membres du CESR et élus régionaux.
Les avis éclairés de l'ancien cheminot sur le développement du transport ferroviaire régional n'avaient pas échappé à la candidate socialiste. Mais le choix de ce candidat, et pas d'un autre, doit aussi à son passé syndical et politique, certes ancien, mais toujours ancré dans la mémoire des militants saintongeais de gauche.
Le profil de Jacky Emon intéresse Ségolène Royal, en quête d'une perle rare, un candidat saintais à la fibre de gauche, mais pas un élu socialiste.
Jacky Emon, 61 ans , est présenté comme retraité. Conducteur de trains pendant un quart de siècle, il prit, de fait, sa retraite de roulant au début des années 2000. Cheminot comme son père Paul, lui aussi roulant, et son grand-père Rémi, chaudronnier aux ateliers de Saintes, Jacky Emon débuta à 18 ans comme ouvrier ajusteur chez Renault, à Limoges. À 24 ans, ce Saintais pur jus embrassait, à son tour, la carrière de cheminot.
L'étoile ferroviaire de Saintes, il la connaît par coeur et en a aussi défendu l'activité au sein de la CGT, d'abord à la section syndicale des cheminots puis, pendant dix ans (1986-1996), en tant que responsable de l'Union locale CGT.
En parallèle, le cheminot syndicaliste adhéra, jeune, au Parti communiste : « Il n'y avait pas, jusque-là, d'engagement politique dans ma famille attachée, toutefois, aux valeurs républicaines et laïques », explique-t-il.
Militant communiste de base, Jacky Emon quitta le parti au début des années 90 en regrettant que le PCF ne fasse pas la mutation nécessaire à ses yeux. « Je ne renie rien pour autant », affirme-t-il, toujours attaché au « rassemblement des forces de gauche ».
La présence de candidats centristes sur la liste Royal ne le perturbe pas pour autant. Il juge cette ouverture différente d'un accord formel entre PS et MoDem qui l'aurait beaucoup gêné. Ses dix années de travail au sein du CESR, où il représentait la CGT, l'ont conduit à « échanger avec des gens ayant des approches différentes » et, donc, à mieux accepter « la diversité ».
Le bilan régional de Ségolène Royal, ses combats auprès des salariés d'Heuliez ou contre le Contrat premier embauche, le fort développement des trains express régionaux ont convaincu Jacky Emon de rejoindre la présidente PS sortante. L'homme a des idées, des chantiers à entreprendre.
La conviction humaine, le combat de terrain et syndical, c'est BEAU, tout simplement, BEAU de VERITE...
Fraububux
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