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vendredi 8 juillet 2011


Nous avons PARATTé, nous continuons à PARATTEr et nous PARRATerons...


A toi mon maire préféré, mon ami, mon "Père Politique Humaniste modèle" - Fraububux




"Una Terranova":

La nôtre est dans l'éternité d'un village
Là où les lumières ont déposé la graine
Celle de la liberté l'âme citoyenne
Là où les paysans ont vu pleurer l'enfance au pied du monument.... des morts pour la France
La nôtre est cet enfant sur le chemin de l'école
Un cartable à la main des rêves plein les yeux Elle est dans les gestes qui ouvrent les chemins Connectée à la terre, connectée à demain


La nôtre regarde son histoire et n'a pas oublié
Qu'elle porte fièrement les cicatrices du monde ouvrier

Elle est aussi dans l'héritage de toutes ces cultures dans le partage d'une tradition
sous toutes ses coutures

La nôtre est un village démesuré dont le sol tremble
Ses habitants y ont grandi à l'ombre des Grands
Ensemble

Elle est ce père et cette mère qui voient
l'avenir en un peu mieux
Et cet enfant qui rentre de l'école des rêves plein les yeux

Una terranova chi u to core prova Una terranova chi u to core trova Una terra umana beata funtana Una terra umana chi pesa ogni grana
Une terre nouvelle que ton coeur essaie
Une terre nouvelle dans ton coeur qui nait

Une terre humaine heureuse fontaine
Une terre humaine d'où lève la graine
La notre a su se construire dans la difficulté
C'est en re
levant la tête qu'elle s'est faite une identité
Elle a des murs trop gris su'on apprivoise
Et qu'on assume

Car même nos premières larmes ont séché

Sur le bitume



La nôtre est une flamme qui ne s'éteint pas
El
le vient de la Terre du Commun
Elle dit... mon pays a besoin du tien

La nôtre est gravée sur le seuil des fontaines
Et les arbres centenaires






La nôtre est cette énergie aux milliers de visages
Elle ne se laisse pas faire elle est l'envie le courage
Elle est mon slam et ta chanson pour l'amour
de nos terres
Car si les nôtres se ressemble c'est qu'elles ont du caractère


La nôtre ne veut rien que garder son âme
Ce s
ont nos langues qui vont fêter
la différence et l'unité
La nôtre n'est pas minoritaire, ni rancoeur, ni
colère
Ecoute... on est des milliers de frères...



Une terre nouvelle que ton coeur essaie
Une terre nouvelle dans ton coeur qui nait

Une terre humaine h
eureuse fontaine
Une terre humaine d'où lève la graine


I Muvrini et Grand Corps Malade






Hommage de Roland Beix :






"Dans le vent de ce vendredi 17 juin le cortège funèbre tournait la rue des Amandiers et nous perdions du regard, pour toujours, notre maire, notre ami, notre camarade et nos yeux déjà rougis se sont remplis des larmes de notre peine."


Je dis ces quelques mots au nom des socialistes de Buxerolles dont il avait créé la section en 1983 mais je les dis aussi dans le plus grand respect de celles et ceux qui ne partagent pas nos idées mais dont Jean Marie Paratte savait, comme beaucoup, qu’ils partagent la même terre, les mêmes épreuves, les mêmes joies. Les chemins de la vie se côtoient. Une profonde humanité à travers lui, nous réunit.


Nous avons aimé cet homme, car il était pétri d’action publique, visionnaire et généreuse, forgée à un humanisme profond, alliée à une finesse en clin d’œil, et à un humour dentelé, inattendu et bondissant.

Au delà de la concordance des idées, de la similitude des conceptions, nous avons aimé cet homme, sage, et juste, toujours en marche, les pieds sur terre et la tête déjà dans quelque étoile.


Unissant les hommes, il savait dans la vie de sa commune, donner la parole à tous, et rechercher l’expression de celles et de ceux que l’on avait trop longtemps éloignés du débat : faire accéder des femmes aux postes de responsabilité ne fut pas facile au début mais il pratiquait la parité, la mixité avant la loi et nous lui en sommes reconnaissants.



Formé par l’instruction publique, à l’école de l’un de nos villages de Charente, « cet enfant qui rentre de l’école des rêves pleins les yeux » se souviendra plus tard que Jean Jaurès avait écrit son mémoire d’agrégation de philosophie en latin, il se rappelait bien sûr tout ce qu’il devait à Jules Ferry et à Brake Desrousseaux « enfin les difficultés commencent ! »



Projeté très tôt dans l’univers des internes du lycée Guez de Balzac à Angoulême, et des promenades sur les remparts dont il ne s’éloignait qu’aux vacances, il excellait dans les disciplines littéraires, encore plus en latin où il apprit très vite l’art de la catapulte romaine.



Cela lui valut ses premières heures de colle, dès la classe de sixième pour avoir, au réfectoire, catapulté de la purée de pomme de terres sur les murs, grâce à une cuillère habilement déformée et recourbée en lance projectile. Un ingénieur en puissance ! Cela eût valu une photo !


Car comme le rappelait fort justement un journaliste de la Nouvelle République, Jean - Marie aimait aussi la photo, les chats, la montagne.

Les chats justement parlons-en.

Il les aimait comme dit Julien, son fils, pour leur discrétion, leur autonomie et leur agilité qui faillirent ne pas permettre la première rencontre de la famille Paratte avec ce premier chaton, rapporté en voiture des Pyrénées et qui affamé devant la gare de Bordeaux , bondissait hors de la Peugeot familiale pour s’enfuir vers le buffet de la gare. L’agilité et l’entrainement du maître furent supérieur à l’échappée de l’animal rattrapé et ramené bien vite à une meilleure citoyenneté.

Avec Isidore ce fut différent, surtout que redoutable chasseur, il rapportait de ses exploits des produits de toute sorte et que c’est grâce à lui que Nicole apprit quelle était exactement l’anatomie de la taupe, un animal qu’elle n’avait encore jamais vu ni rencontré.

C’est tout cela aussi la vraie vie.


Oui la vraie vie ! La vie de cette soirée passée avec un couple d’ami dans un petit village d’Espagne au delà de crêtes inconnues où fut copieusement fêtée et arrosée la fin du dictateur Franco au point que le retour du lendemain en fut si épuisant, que les femmes extenuées des fatigues de la veille, seront ramassées par la fourgonnette des gendarmes de montagne les reconduisant à la maison. Nicole continue à en rire.



Fallait-il donc ces images, pour dire que son message est fait aussi de soleil et de tendresse, d’émotions et de liesses.

Cette alchimie des souvenirs, des paysages continuera longtemps à nourrir la pureté et la constance de ses idées qui ne valent que par l’exemplarité du savoir faire, et par l’humilité du savoir être.


C’est ainsi désormais qu’un jour, par hasard, qui n’est jamais un hasard, qu’au détour d’une rue, d’une place, d’un jardin on se rappellera tous par milliers son visage et toutes ces choses, tous ces projets, et Jean Marie nous fera souvenir qu’il est aussi pour toi Estelle « une flamme qui ne s’éteint jamais elle vient de la terre du commun elle dit mon pays a besoin du tien »

Roland Beix




Bonne traversée mais sache que les amarres sont bien ancrées ici chez toi...




Fraububux

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